Commbien coûtent les congestions de trafic automobile ? et les dégâts causés aux paysages ? et les émissions de CO2 générées par les avions ? Une étude présentée, il y quelques semaines par RENFE, la compagnie espagnole de chemins de fer, explique les externalités négatives des différents modes de transport. Leur prise en compte aurait permis à l’économie espagnole d’économiser 2,3 milliards d’euros sur l’année 2010. Le plus important dans cette étude n’est pas tant le chiffre en lui-même que la valorisation économique des effets négatifs des différentes alternatives de transport.
Le prix payé par tout un chacun pour son transport n’intègre ni les coûts sociaux ni environnementaux de cette mobilité. Ceux-ci sont dénommés externalités et sont assumés par toute la société qui paie pour les accidents de circulation, le bruit, la pollution, les émissions de CO2.
Les embouteillages dans la circulation ne sont pas considérés comme des externalités à part entière puisqu’ils n’affectent que les citoyens en situation de mobilité, qu’il n’affecte que les moyens de transport se mouvant sur asphalte.
Les estimations de valeur moyenne des externalités négatives ont été effectuées sur la base d’une étude réalisée en 2000 puis actualisée en 2004 par le bureau d’études suisse INFRAS (www.infras.ch) en étroite collaboration avec des chercheurs de l’Université de Karlsruhe en Allemagne. Ce travail de recherche calcul le coût estimé de chacun de ces impacts pour chacun des modes de transport. Afin d’estimer correctement la répercussion économique des embouteillages, il est tenu compte de la vitesse de circulation et de la valeur du temps de déplacement, autant de facteurs qui varient d’un pays à l’autre.
Dans ses grandes lignes, l’étude détermine des coûts sociaux et environnementaux très importants pour la voiture en ville (163,03 euros par 1000 voyageurs au km) que pour le camion de marchandises (120,42 euros), l’avion (72,06 euros), le bus (62,61 euros), et le train (31,65 euros)
Les coûts sociaux et environnementaux élevés attribués à l’automobile correspondent aux embouteillages mais aussi aux accidents et aux différentes émissions nocives pour la santé. Quant à l’avion, il s’agit surtout de l’impact sur le changement climatique alors que pour le train, il s’agit surtout d’atteintes au paysage et de pollution sonore.

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