De Notre Envoyé Spécial à Marrakech
La mise en place des projets régionaux visant à concilier autonomie énergétique, développement économique et préservation des ressources nécessite une coordination à haut niveau entre les différents acteurs institutionnels. Son excellence Monsieur l’Ambassadeur d’Allemagne, Michael Witter, a considéré que la coopération multilatérale passe par « réfléchir à la mise en place d’une communauté des pays MENA des énergies renouvelables (et que cela) serait un objectif ambitieux mais aurait aussi un sens dans une démarche d’intégration industrielle, coopération politique et d’échanges scientifiques à condition que les différentes parties prenantes adoptent une démarche déterminée, enthousiaste et transparente ».
La détermination à développer les sources d’énergies renouvelables vient à point nommé pour les pays de la région MENA qui doivent affronter de nombreux défis et saisir des opportunités, a rappelé M. Adnane Amin, de l’Agence Internationale des Energies Renouvelables. La mise en place de mesures incitatives et l’installation de cadres juridiques adaptés permettraient de déployer les infrastructures énergétiques nécessaires et de développer des synergies économiques et technologiques. La tendance lourde de l’évolution des investissements et depuis, fin 2010, en faveur des pays en voie de développement. L’IRENA, à travers son rôle dans la région , de soutien à l’innovation, gestion des savoirs, conseil aux politiques contribue à la consécution de certains de ces objectifs. Le chemin reste long : dans la région, en excluant l’énergie hydraulique, les énergies renouvelables ne représentent que 3% du mix énergétique. M. Amine a souligné les efforts de certains pays comme le Maroc, l’Egypte et la Tunisie leur permettraient de réaliser à terme les objectifs d’autonomie énergétique.
Fathallah Sijilmassi, Secrétaire Général de l’Union pour la Méditerranée a rappelé la contribution de cette institution aux projets énergétiques de la région : quelque soit la taille des projets, le soutien va des initiatives macro-économiques à travers montage partenariats politiques, structuration financière, coopération institutionnelle et conditions intégration industrielle dans la satisfaction des besoins Intégration industrielle, transmission de savoir-faires, mises en place de projets-pilote, Mécanismes de financement et de garantie : les projets liés à l’eau menés à Gaza et l’intérêt aux projets des énergies renouvelables qui en découlent permettant de développer un véritable partenariat méditerranéen.
La réussite du Plan Solaire Méditerranéen est sur de bons rails du fait de la conjonction de plusieurs facteurs liés aux évolutions des prix et des technologies, un engagement fort des partenaires politiques, et l’adoption généralisé du paquet Climat Energie 20/20, tout ceci permettant le développement d’une offre compétitive et d’une demande stable. Il s’agit, dès lors, de créer les conditions d’une mobilisation collective en faveur des énergies renouvelables pour assurer les conditions d’un développement économique durable pour notre région.
Richard Jones, Directeur exécutif adjoint de l’IEA, a rappellé quelques chiffres. A fin 2010, la puissance installée hydraulique représentait le quintuple des puissances installées globales des autres énergies renouvelables mais la dynamique est nettement plus forte en faveur des énergies solaire et éolienne. Les énergies renouvelables représenteront, dès lors, d’ici 2050 , entre 50 et 75% du mix énergétique mondial, et plus de 85% en Afrique.La généralisation des ER dépendra essentiellement du développement des efforts de recherche et développement notamment dans le stockage
Le modèle économique lié à la mise en place de réseaux internationaux d’interconnexions électriques couplé aux politiques de promotion des énergies renouvelables est un modèle gagnant-gagnant pour l’Afrique-Moyen Orient et l’Europe car la généralisation des installations de production d’énergie solaire (technologie CSP) permettra à l’Europe de se fournir dans une énergie compétitive et qui lui permettra d’atteindre plus facilement les objectifs du paquet Climat-Energie 20/20. De la même manière, les pays du sud de la méditerranée bénéficieront de transferts technologiques, de revenus stables ainsi que de le mise à niveau de leurs infrastructures technologiques.
L’Agence Internationale pour l’Energie a, par ailleurs, développé, depuis octobre 2010, une plateforme d’échange sur les technologies vertes afin de permettre le partage des meilleures pratiques et de favoriser les opportunités de coopération. Elle en favorise aussi au Maroc à travers le soutien qu’elle apporte à l’Agence de l’Oriental pour la mise en place d’une feuille de route et pour la mise en place ultérieure du plan d’action.

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