Dans le monde entier, l’augmentation croissante des émissions de gaz à effet de serre (GES) engendre un changement climatique avec de fortes variations de pluviométrie et de température. Le Maroc n’y échappe pas.

De par sa position géographique, le royaume fait très certainement partie des régions qui seront les plus affectées par le changement climatique. Selon les travaux de Météo Maroc, l’agence nationale de météorologie, en collaboration avec la Banque Mondiale , le Maroc d’ici 2030 ferait face à une diminution de 8 % à 14 % de sa pluviométrie et à une augmentation d’au moins 1,6 °C de sa température ambiante moyenne.
Différents et nombreux sont les impacts qui menacent en effet les villes marocaines :
Les inondations de novembre 2008 dans plusieurs villes marocaines ont augmenté la perception du premier risque, à savoir les inondations urbaines. La diminution de la pluviométrie totale annuelle fait en sorte que le changement climatique induit une concentration de la distribution temporelle de la pluviométrie. Des épisodes extrêmes de pluies torrentielles concentrées dans un temps très limité sont de plus en plus fréquents, avec le risque de dépasser la capacité des systèmes de drainage urbain.
La baisse de la pluviométrie pourrait avoir une autre répercussion. Il s’agirait du débit des bassins versants qui alimentent les villes, soit directement par le biais d’un réservoir important ou d’un barrage. La rareté relative de la ressource en eau augmentera la nécessité d’arbitrages entre usages ruraux et usages urbains.

Le deuxième risque est celui des augmentations de température, déjà ressentie dans certaines villes comme Tanger ou Ouarzazate en période d’été. Le phénomène d’augmentation de température atteindrait 4 °C ou 5 °C, en plus des vagues de chaleur saisonnières de plus en plus fréquentes ainsi que la pollution atmosphérique de l’air. Ceci dit, l’augmentation de température est plus importante dans les agglomérations urbaines que dans les zones rurales.

Pour traduire le défi d’une augmentation de la population urbaine pour dix millions de Marocains supplémentaires d’ici 2030, des changements profonds devront s’opérer dans la manière de concevoir la ville. En premier lieu, la localisation des villes nouvelles et des extensions urbaines devra davantage tenir compte des contraintes climatiques. Aussi, des choix de morphologie urbaine appropriés devront être faits à chaque fois qu’un plan d’aménagement ou de lotissement sera conçu et approuvé.
Quand à la modernisation des infrastructures urbaines et leur extension qui accompagnent
la croissance des ville, il est souhaitable qu’elle prenne en compte le souci de l’efficacité énergétique afin de pouvoir contribuer à la création de villes durables.

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