Cet article est le 3ème d’une série de 4 extraits d’une intervention de Mr Mounir Ferram, Directeur délégué de la CGEM.
Retrouver le premier article: Le contexte environnemental international
Retrouver le second article: Le contexte environnemental Marocain

Le marché de l’économie verte concerne en premier lieu les entreprises qui vont devoir s’adapter aux nouvelles règles du jeu : nouvelles réglementations, marchés émergents, etc. Elle concerne aussi des entreprises ayant développé des savoirs et des expertises dans le domaine en termes de conseil, de formation et d’accompagnement et bien d’autres secteurs…

Les acteurs du développement régional, les collectivités locales et leurs partenaires dans les politiques de développement économique et d’emploi sont de surcroît impliqués pour stimuler l’économie verte et accompagner ses effets, notamment sur l’emploi.

L’économie verte est génératrice de plusieurs opportunités :

Une croissance économique « verte » par :

  • La valorisation des écotechnologies, soit l’ensemble des technologies dont l’emploi est moins néfaste sur l’environnement que le recours aux techniques habituelles répondant aux mêmes besoins ;
  • La pratique d’une production et consommation responsable allant de la conception jusqu’à la production de milliers de produits ;
  • La protection et le rétablissement des services éco systémiques : eau, les sols et biodiversité ;
  • Le développement durable en matière de transports, production industrielle, habitat et bien d’autres domaines…

La dynamisation du secteur de l’emploi par :

  • La création d’emploi, puisque l’économie verte va certes créer des emplois nouveaux, mais surtout modifier les emplois existants qui vont se doter de compétences nouvelles ;
  • La création de nouveaux métiers spécifiquement consacrés à l’environnement (cabinet de conseil, commerce carbone, recyclage, traitement des déchets et eaux usées…)

L’amélioration de la productivité et de la compétitivité des entreprises par :

  • Une adoption plus large de technologies visant à économiser les ressources avec une espérance de gain de compétitivité-prix ;
  • Une réorganisation de la chaîne de valeur pour réduire les gaspillages tout au long du cycle de vie du produit ;
  • La création de nouveaux marchés permettra en retour de réduire le coût de disponibilité des technologies environnementales. Le marché national créera ainsi les conditions de son développement futur dans des marchés d’exportation en expansion ;
  • Une rationalisation du processus productif entraînant une amélioration de l’efficacité ainsi qu’une rationalisation des coûts.

Mounir Ferram
Directeur délégué de la CGEM, Mounir Ferram est également enseignant et chercheur en management, marketing, commercialisation et communication au Conservatoire National des Arts et Métiers (Paris), à l’Institut Universitaire de Technologie, René Descartes (Paris) et à l’Institut Universitaire de Technologie (Cergy Pontoise).

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