Cet article est le second d’une série de 4 extraits d’une intervention de Mr Mounir Ferram, Directeur délégué de la CGEM.
Retrouver le premier article: Le contexte environnemental international

Au Maroc (comme dans la majorité des pays en développement), les problèmes de l’environnement sont pluriels et diversifiés. Ils concernent les aspects liés à la gestion et à l’exploitation des ressources naturelles :

  • De grands espaces forestiers sont détruits chaque année. La désertification rampante engloutit des centaines d’ha annuellement. On estime à plus de 31.000 hectares/an les pertes annuelles en forêt.
  • L’eau tend vers une mauvaise qualité suite aux déversements des rejets industriels et domestiques, à l’emploi à grande échelle des produits phytosanitaires, des engrais et suite à la minéralisation des eaux en raison de l’intrusion des eaux marines.
  • La biodiversité connaît également de graves dangers au Maroc en dépit de sa diversité et de sa richesse.
  • Les ressources en sols qui représentent l’une des ressources stratégique du Maroc du fait de la place du secteur de l’agriculture dans l’économie nationale sont aussi de plus en plus menacées suite à : l’érosion éolienne et hydrique, la pratique de cultures non appropriées, l’urbanisation des terres agricoles, l’utilisation de techniques archaïques dans le domaine de l’exploitation des ressources minières et des carrières.
  • L’air des grandes agglomérations urbaines est fortement pollué. Cette pollution atmosphérique provient essentiellement des émissions des unités industrielles et des transports. Les études disponibles comportent un caractère ponctuel et fragmentaire et ne concernent que quelques grandes villes comme Casablanca, Marrakech, Rabat.
  • La gestion des déchets, et notamment des décharges et le traitement des ordures fonctionnent grâce à un réseau informel. Il faut souligner que 6 millions de tonnes de déchets solides municipaux et plus de 975 000 tonnes de déchets industriels produits annuellement se retrouvent dans des décharges sauvages.

Ces contraintes et bien d’autres entraînent d’énormes problèmes environnementaux ce qui a nécessité l’insertion d’une véritable politique de développement durable à travers la mise en œuvre de plusieurs initiatives dont une véritable stratégie de développement durable et d’économie verte.

Mounir Ferram
Directeur délégué de la CGEM, Mounir Ferram est également enseignant et chercheur en management, marketing, commercialisation et communication au Conservatoire National des Arts et Métiers (Paris), à l’Institut Universitaire de Technologie, René Descartes (Paris) et à l’Institut Universitaire de Technologie (Cergy Pontoise).

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