Cet article est le premier d’une série de 4 extraits d’une intervention de Mr Mounir Ferram, Directeur délégué de la CGEM.

Définie comme étant l’ensemble de l’activité économique générée « par toutes les entreprises qui produisent des biens et services contribuant à éviter, à réduire ou à supprimer des nuisances pour l’environnement », l’économie verte s’est imposée pour entrainer une amélioration du bien-être humain et de l’équité sociale tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie de ressources.

Dans cette optique, la transition vers une croissance plus verte engagera des investissements annuels avoisinant 2% du PIB mondial (soit 1.300 milliards $ US), ce qui exigera des politiques et des investissements qui dissocient la croissance, de la consommation intensive de matières premières et d’énergie.

Les études menées par le Programme des Nations Unis pour l’Environnement (PNUE) affirment que le développement durable et l’économie vont de pair puisque l’économie verte n’entrave pas mais, plutôt, encourage le développement de l’emploi et la richesse des nations.

Les investissements publics et privés, au niveau mondial, dédiés aux secteurs importants pour une croissance verte ont déjà fait leurs preuves en matière de diminution de la pauvreté et de réduction voir d’élimination des dommages environnementaux ainsi des subsides malencontreux.

Les dix secteurs centraux identifiés dans le cadre de ces investissements sont : l’agriculture, le bâtiment, l’offre énergétique, la pêche, la foresterie, l’industrie (dont efficacité énergétique), le tourisme, le transport, la gestion des déchets et l’eau. Pour chaque secteur, plusieurs défis ont été relevés facilitant la transition vers une croissance verte et les conditions de leur mise en œuvre.

Cependant, il a été constaté qu’une réaffectation des investissements publics et privés, stimulée par des réformes appropriées, est nécessaire pour développer et/ou renforcer le capital naturel, comme les forêts, l’eau, les sols et les stocks de pêche, qui sont particulièrement importants pour les populations rurales pauvres.

Toutefois, nous pouvons tirer des constats de ce contexte internationale trois données qui sont :

  • L’économie verte peut contribuer à la génération de la richesse et à l’accroissement du PIB.
  • Il existe un lien entre la lutte contre la pauvreté, et l’amélioration de la sauvegarde et l’entretien des biens environnementaux communs en raison du flux des bienfaits issus du capital naturel dont bénéficient directement les pauvres.
  • La transition vers une économie verte créera de nouveaux emplois et par conséquent un taux plus élevé de croissance économique. Bien que pour certains secteurs, tels que la pêche, dans une perspective à court terme, la transition peut provoquer un ralentissement.

Reste à souligner que la transition vers une économie verte ne sera pas facile. Pour réussir la mutation verte, les gouvernements, les entreprises et la société civile devront s’engager conjointement dans ce mouvement.

Mounir Ferram
Directeur délégué de la CGEM, Mounir Ferram est également enseignant et chercheur en management, marketing, commercialisation et communication au Conservatoire National des Arts et Métiers (Paris), à l’Institut Universitaire de Technologie, René Descartes (Paris) et à l’Institut Universitaire de Technologie (Cergy Pontoise).

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