Les changements climatiques désignent une variation statistiquement significative de l’état moyen du climat ou de sa variabilité persistant pendant de longues périodes. les changements climatiques peuvent être attribués aux activités humaines altérant la composition de l’atmosphère, et à des causes naturelles. Ils sont étudiés notamment par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat est un organe intergouvernemental, ouvert à tous les pays membres de l’ONU. Il a pour mission d’évaluer les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation.Le GIEC a été créé en novembre 1988, à la demande du G7 (aujourd’hui G20), par deux organismes de l’ONU : l’organisation météorologique mondiale (OMM) et le programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Le Prix Nobel de la paix lui a été attribué en 2007 conjointement avec Al Gore.

Les observations réalisées par les experts internationaux font état d’une croissance moyenne des températures de 0,74° depuis 1905 et d’une perte, observée par les experts du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, de 40% du volume des massifs glaciaires de la planète. Les corrélations avec d’autres phénomènes climatiques, telles l’intensification des cyclones dans l’Atlantique Nord depuis les années 70’s sont, elles aussi, avancées.

Les négociations internationales, entamées dans les années 80, visaient une stabilisation du rythme de croissance des températures ambiantes à un maximum de 2°, même si le consensus adopté en décembre 2011 à Durban le met plutôt à 4°.

Au Maroc, les études menées par les chercheurs de l’EHTP font état de diverses projections relatives à l’impact du changement climatique sur les bassins du Haouz, de la Moulouya, et de Ziz Hriss. Respectant les méthodologies universelles MAGICC et SCENGEN, elles annoncent, à terme, une hausse de température moyenne de 2,2° et une baisse des précipitations de 16%

Le Maroc subit déjà les impacts du changement climatique en termes d’apports d’eau aux nappes phréatiques notamment. Pour le bassin versant du barrage de Hassan Addakhil, les chercheurs de l’EHTP anticipent, à l’horizon 2050, une baisse de 9,7% du volume des eaux collectées. A horizon 2050, le capital eau disponible par habitant tomberait en dessous de 500 m3/hab/an, et ce, notamment , du fait des facteurs démographiques mais aussi climatiques qui laissent entrevoir une baisse des écoulements superficiels, en fonction des scénarios, à horizon 2020, 2050 et 2080, de moins 5% à moins 34%

De ce fait, les besoins sont en croissance régulière. De 13 milliards m3 en 2008, les besoins en ressources hydrauliques au Maroc devraient atteindre 16 milliards m3. L’entretien des réseaux d’adduction d’eau constitue un gisement potentiel important du fait des pertes évitées qui tournent, actuellement, autour de 30% des eaux collectées.

Le capital eau disponible par habitant au Maroc a chuté de 2560M3/hab/an en 1960 à : 720m3/hab/an en 2008. La situation de stress hydrique s’est notamment fait sentir à partir des années 80 avec plusieurs seuils d’alerte sur les principales nappes phréatiques. De plus, les débits constatés des khattaras dans le Haouz ont baissé de 80 % depuis les années 70.
Les autorités compétentes ont pris les mesures appropriées dès les années 80 après avoir réalisé un diagnostic des situations à risque. 400 sites inondables ont été recensés : Cette réalité est d’autant plus remarquable dans un contexte d’urbanisme non contrôlé et de manque d’entretien des infrastructures, qui a pour conséquence, du fait de l’envasement des barrages, des pertes de capacité de stockage équivalentes à 70 millions de m3 : équivalent 1 barrage moyen par an ;

Face à cette situation, les autorités en charge de l’administration de la ressource eau ont pris un certain nombre de mesures visant à la poursuite des efforts de mobilisation des eaux conventionnelles, la préservation de l’infrastructure hydraulique existante, les transferts d’eau entre bassins excédentaires et déficitaires, la mobilisation des eaux non-conventionnelles et la poursuite des efforts des économies et de lutte contre les pollutions.

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