Auteur invité

Il y a une année, j’ai animé une table ronde sur les enjeux de la Biodiversité à Agadir avec comme point focal une étude de cas sur une fierté nationale : l’Arganier. On en était sorti, exemple à l’appui, avec l’idée d’une érosion saillante de la Biodiversité à cause de l’activité humaine (agriculture, industrie, BTP, commerce non équitable…).

Dans un article plus récent, j’ai tenté de redéfinir la biodiversité et de partager avec le plus grand nombre ma passion pour cette problématique. Ceci dans l’objectif de mettre en lumière un concept qui me semble plus qu’existentiel !

La biodiversité n’est pas une option, c’est une condition sine qua non pour garantir la continuité de la vie sur la planète. Jamais, depuis des millions d’années, elle n’a été autant mise en péril. Or, c’est pour la première fois que ceci est causé par une espèce, une seule espèce ! Les symptômes sont alarmants : Changements climatiques, disparition mystérieuse des abeilles, régression de la pollinisation des plantes, recul de la forêt, réduction de la fertilité des sols et de la qualité des eaux, etc.

Au Maroc, la création des SIBE (Sites d’Intérêt Biologique et Ecologique) ambitionne de veiller à la sauvegarde de la biodiversité dans des espaces contrôlés. A l’instar des réserves célèbres d’Afrique et d’ailleurs, ces espaces permettent certes de sauver momentanément des espèces en voie de disparition (Phoque moine, Ibis chauve, Héron, Magot, Fennec, Chêne de l’Atlas, If, …) mais ne valent malheureusement pas un équilibre à l’état sauvage.

Avec le retour du guépard, le Maroc marque un point dans sa stratégie de conservation et de récupération de sa biodiversité. Une question m’est vite venue à l’esprit en apprenant cette nouvelle : ils sont où les lions de l’Atlas ? (je parle bien des vrais fauves et non des footballeurs. Ces derniers, on ne les connait que trop bien!).

Une deuxième question : pourquoi le guépard ? Selon un article paru dans l’Economiste la semaine dernière, parce qu’il est facile à réintroduire vu qu’il ne représente qu’un moindre danger pour les troupeaux et un danger quasi nul pour l’Homme.

Le Guépard,… quelle merveille de la nature ! Le plus rapide des animaux terrestres reviendra donc fouler le sol marocain. Une bonne nouvelle pour les écolos qui verront en cela un geste d’une grande symbolique, de l’éthique mais aussi de l’esthétique.

Yasser Monkachi

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