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A l’occasion de la conférence internationale de Valence, tenue la semaine dernière, et lors de laquelle Saïd Mouline, Président au Maroc de l’Agence de Développement des Energies Renouvelables et de l’Efficacité Energétique (ex-CDER) a été élu président de la AMEDER, la section espagnole de l’ONG internationale Greenpeace a présenté un rapport sur la mise en place d’un nouvel instrument financier pour promouvoir les énergies renouvelables dans les pays en voie de développement. Ce mécanisme permettrait d’obtenir la plus grande proportion d’énergie propre à un coût optimal, de façon à ce que entre 2010 et 2030, seraient installés entre 1600 et 2300 GW (gigawattss) dans des pays hors OCDE, ce qui permettrait d’éviter le rejet de 77 à 82 millions de tonnes de CO2 sur la même période.

Le mécanisme proposé par Greenpeace a pour objectif la mise en place, dans les pays en voie de développement, de prix d’achat subventionnés de l’énergie issue de sources renouvelables. Ces mécanismes ont déjà cours dans une quarantaine de pays, pour la plupart, parmi les plus industrialisés, où ils ont globalement démontré leur efficacité. Ledit mécanisme serait basé sur un fonds alimenté des apports des pays de l’OCDE, par le biais de contributions collectées à travers la commercialisation des droits d’émission de CO2 et à travers des mécanismes de taxation de systèmes polluants.

Ce montage permettrait de financer la transition à partir de la situation actuelle, dans laquelle l’énergie renouvelable coûte plus que l’énergie polluante (du fait que le prix de celle-ci n’intègre pas leur impact environnemental) à une situation où cette donne serait inversée, qui pourrait avoir lieu vers 2030. Greenpeace propose un mode de soutien collectif, institutionnel et généralisé, plus efficace que les subventions aux projets individuels et qui permette de mettre en place un effet de levier sur les fonds mobilisés et sortir ainsi du cycle vicieux de l’énergie non-renouvelable.

Il s’agit, selon José Luis García Ortega, responsable de la campagne Changement climatique et énegie de Greenpeacce et coordinateur du rapport présenté à Valence, d’arbitrer entre « des énergies polluantes de plus en plus chères et des énergies renouvelables qui coûtent de moins en moins ».

Ces propositions de Greenpeace Espagne font partie du rapport « estudio [R]evolución Energética » dont l’édition actualisée de 2010 vient de paraître. Ce rapport considère deux scénarios de développement des énergies renouvelables, qui, grâce au mécanisme de financement présenté plus haut, permettrait de générer une production additionnelle d’électricité dans les Pays en Voie de Développement équivalent à environ 20 fois la production annuelle de l’Espagne, l’un des leaders mondiaux dans le domaine. Avec un prix moyen de la tonne du CO2 sur les bourses d’échanges de 23 dollars, le coût total du programme serait d’environ 70 milliards de dollars.

Ce même mécanisme permettrait, du fait de l’énorme potentiel du bassin méditerranéen en ce qui concerne la production d’énergie électrique d’origine thermo-solaire d’installer une puissance avoisinant les 220 GigaWatts dans les Pays en Voie de Développement, à horizon 2030.

Source : Greenpeace

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