La Banque européenne pour la reconstruction et le développement a organisé il y a quelques jours une journée de débat à Casablanca, sous le thème, « Favoriser la croissance et l’investissement pendant la transition », s’inscrivant dans le cadre de l’initiative des rencontres entre les pays en transition, que dirige la BERD. Il fait partie d’une série de forums de discussion que la Banque organise dans la partie méridionale et orientale du bassin méditerranéen. Cette rencontre au Maroc, organisée en coopération avec le Centre de Marseille pour l’intégration en Méditerranée (CIM), la CGEM, le CJD et l’AFEM), a été une occasion pour le secteur privé et les responsables des politiques publiques au Maroc de discuter des priorités à court et à moyen termes dans le pays, en commençant par échanger les expériences de la transition et des réformes, avec d’éminents représentants de la sphère politique et du secteur des entreprises d’Europe centrale et orientale et de Turquie et un certain nombre de directeurs de banques, d’entreprises et de fonds de capital-investissement de premier plan.
Rappelons que la BERD a reçu, en mai 2011, mandat pour intervenir dans les pays du sud la méditerranée afin d’accompagner la transition économique, en parallèle aux réformes politiques en cours comme l’institution l’avait fait, dans les années 90 avec les pays d’Europe Centrale et Orientale. Les pays membres de la BERD, avait annoncé, lors du forum de Deauville, la mise en place d’une facilité pour notre région, à hauteur de 2,5 milliards d’euros an. Selon Jonathan Charles, Directeur de la communication de la BERD, « il est indispensable que nous soyons à l’écoute de ce que souhaitent les Marocains pour l’avenir de leur économie. Nous avons d’excellents antécédents en termes d’activités s’appuyant sur des projets, qui ont permis d’obtenir de bons résultats sur le terrain ».
Le Maroc, du fait de sa forte dépendance énergétique et de ses projets structurants visant à renforcer son autonomie à travers le développement de capacités de génération électrique à partir de sources renouvelables, représente un laboratoire intéressant pour cette nouvelle approche. Les débats, auxquels ont participé, monsieur Moulay Abdellah El Alaoui, le président de la Fédération de l’Energie, des représentants de haut niveau d’institutions européennes, des entrepreneurs d’Europe orientale, des nouveaux organismes marocains en charge de la nouvelle stratégie énergétique, ont abouti à un certain nombre de recommandations.
Les intervenants ont pu apporter des éclairages sur les leviers de développement que pourrait mobiliser le Maroc afin de poursuivre les réformes entamées dans la structuration du secteur énergétique, la mise à niveau industrielle, la mise en place d’un cadre juridique approprié et des mécanismes de financement incitatifs.

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