Pour les citoyens et industriels marocains, il y a de rares sujets de consensus et l’un des plus unanimes et tristement, par la même occasion, celui qui impacte le plus grand nombre d’entre nous est celui de la gestion environnementale dans nos villes.

Il s’agit là d’un problème structurel du fait de la réalité de l’expansion urbaine, de l’exode rural, de l’évolution sociologique qui a fait que les autorités, dès les années 80, ont perdu la main sur la gestion de ces services et de ces prestations. Chacun se souvient de la piètre qualité de l’eau potable à Casablanca ou encore des problèmes d’adduction d’eau potable , dans d’autres villes, surtout lors de la saison estivale.

Les responsables de la gestion des collectivités locales ont cru trouvé la solution dans le recours à la gestion déléguée, et ce à partir du milieu des années 90. Les défis étaient nombreux tant au niveau de l’amélioration de la qualité des prestations et de leur mise à niveau. Ceci nécessitait un effort multidimensionnel : financier, managérial, humain et technique.

La tâche était ardue et les choses se sont correctement passées lors des premières années avant que cela ne dégénère du fait de la nécessité d’engager une deuxième phase d’investissements, souvent considérables par rapport aux investissements initiaux. A titre d’exemple, à Casablanca, après quinze ans de gestion déléguée, seule une station de prétraitement est opérationnelle sur les quatre prévues.

La situation s’est dégradé dans plusieurs villes, Rabat, Nador, Tanger, Mohammedia et Casablanca, sur des fronts aussi divers que les abus de facturation, le ramassage des déchets, la gestion des transports, l’entretien des installations.

36 heures de précipitations exceptionnelles, fin novembre 2010, ont mis littéralement à terre le réseau électrique de la plus grande ville du Maroc, alors même que des budgets colossaux sont toujours disponibles pour des actions pas très « cœur de métier » pour du mécénat culturel ou de communication événementielle.

Il serait, néanmoins, très facile de s’arrêter là, sans mettre e exergue les défaillances de gouvernance locale avec des équipes et des responsables communaux pas toujours préparés à assumer ni à assurer leurs responsabilités face à des entités multinationales qui capitalisent sur plus de cent ans d’histoire et des dizaines d’expérience de gestion de service aux collectivités à l’international et qui manient avec dextérité la force des clauses et les largesses de leurs interlocuteurs.

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