Les défis économiques et industriels pour le Maroc sont nombreux. Il ne s’agit pas seulement de réaliser la croissance mais qu’elle se base sur des fondations solides : compétitivité économique et viabilité environnementale et sociétale.

Une étude réalisée en 2004 par le Ministère de l’Equipement estimait que les coûts logistiques représentaient 13% du PIB. Les marges de progrès étaient grandes. Un programme d’investissement sans équivalent dans les 50 premières années de l’indépendance fut lancé avec la mise en œuvre de centaines de nouveaux kilomètres d’autoroutes, le développement des capacités de tous les terminaux aéroportuaires nationaux, et l’inauguration de Tanger-Med I, dont les effets se font d’ores et déjà sentir, avant même qu’il n’atteigne sa vitesse d’exploitation de croisière, puisque entre 2006 et 2009, le Maroc est passé du 77° au 18° rang de l’indice de connectivité établi par le CNUCED. Le Maroc aura accompli un défi : transformer un boulet économique en levier de compétitivité économique.

Le scénario serait sans doute incomplet sans dresser un bilan des réalisations spectaculaires de l’ONCF dans le cadre de conventions-cadre avec l’Etat pour la modernisation du réseaux (électrification généralisée et dédoublement de Oujda-Fès), le désenclavement du territoire (Nador-Taourirt) et l’accompagnement de l’effort de mise à niveau industrielle nationale par le développement d’infrastructures de qualité permettant la facilité de transport d’intrants industriels ou l’exportation de produits finis ou naturels. L’avantage est d’autant plus marqué en faveur du transport du fret par voie ferroviaire que les marchandises sont en vrac et qu’elles doivent être transportées sur de longues distances terrestres. M. El Amraoui, directeur du Fret à l’ONCF, soulignait lors du Medlog en Mars dernier, que plus aucune plateforme industrielle portuaire et aéroportuaire ne pouvait être conçue sans interconnexion ferroviaire car cela renforçait son attractivité et sa compétitivité (Lafarge, El Jorf, Port de Casablanca, Afriquia, Tanger-Med,…). Les objectifs ambitieux de l’ONCF, à horizon 2015, de faire porter la part du rail de 40% à 60% dans le transport du fret portuaire, semblent d’autant plus réalisables que l’argument environnemental est incontournable dans le cadre de la traçabilité de la relation commerciale avec nos partenaires étrangers. Le recours au fret ferroviaire permettra de réduire l’empreinte carbone de nos exportations et les faire gagner en compétitivité extra-financière. Il est à rappeler qu’une étude de l’Union Européenne soulignait que les émissions de CO2 du transport de marchandises en trains complets sont huit fois moins importantes de celle de l’équivalent transporté par route.

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