La version finale du nouveau Plan national de l’eau (PNE) a été validée le 30 avril dernier lors de la sixième réunion du comité permanent du Conseil supérieur de l’eau et du climat (CSEC). L’étape suivante est l’adoption du projet lors de la 10e session du Conseil prévue dans les mois à venir. La dernière mouture du PNE revient sur l’état des lieux des ressources en eau tout en présentant les grandes orientations de la politique de l’eau.
Destiné à répondre aux problèmes majeurs du secteur de l’eau, ce plan nécessitera 230 milliards de dirhams sur 20 ans et repose sur trois piliers. D’abord, il est question de la gestion de la demande en eau et la valorisation de cette ressource à travers l’amélioration du rendement des réseaux de distribution. Sur le plan agricole, ce PNE propose, entre autres, la reconversion à l’irrigation localisée de près de 50 000 hectares d’ici 2030.
Autre pilier de ce plan, le développement de l’offre à travers la mobilisation des eaux de surface avec la construction de 3 grands barrages par an et d’autres petits barrages afin d’assurer la mise en valeur locale de ces eaux. Un recours aux ressources en eaux non conventionnelles est aussi prévu afin d’optimiser les eaux de surface. Enfin, le troisième pilier concerne la préservation des ressources en eau, du milieu naturel et l’adaptation aux changements climatiques.

Plusieurs mesures sont ainsi prévues dans le PNE, dont la préservation de la qualité des ressources en eau et la lutte contre la pollution. En outre, la protection et la gestion durable des eaux souterraines, l’aménagement et la protection des bassins versants et la sauvegarde et la préservation des zones sensibles, notamment les zones humides et les oasis sont aussi concernées.
Aujourd’hui, quelques interrogations se posent pour ce qui est du financement. Charafat Afilal a souligné que ce plan nécessitera d’importantes ressources financières dépassant les capacités du budget de l’État et les mécanismes de financement actuels. Afin d’y remédier et d’assurer sa mise en œuvre, il faudra donc renforcer les subventions publiques via la prise en charge partielle des coûts d’investissements par les pouvoirs publics. Le Plan préconise, entre autres, d’accroître l’autofinancement du secteur de l’eau à travers l’amélioration du niveau de recouvrement des coûts par les tarifs du service de l’eau.

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