La question de l’eau est un sujet très important au Maroc. La surexploitation de la nappe phréatique inquiète les autorités. « Les ressources en eaux souterraines sont confrontées depuis plusieurs décennies à la surexploitation et la dégradation de leur qualité. Le volume surexploité aujourd’hui est de l’ordre de 1 milliard de m3 par an », a déploré Charafat Afilal, la ministre chargée de l’Eau, en marge de l’atelier national sur la gestion des eaux souterraines tenu le 26 mars à Skhirat.
Selon la ministre, le territoire marocain recèle d’importantes ressources en eau souterraines, dont le potentiel naturel renouvelable est estimé à un peu plus de 4 milliards de m3 par an. Alors que « ces ressources jouent un rôle déterminant dans le développement économique et social du pays », tout en assurant « la quasi-totalité des besoins en eau des populations rurales, en irriguant près de 40% de la superficie totale irriguée », plusieurs dysfonctionnements sont notés dans leur gestion. Parmi eux, le développement des pompages au-delà des limites autorisées, le système de suivi ne garantissant pas d’informations fiables sur les prélèvements, ainsi que la faible responsabilisation des usagers.
Un constat auquel la tutelle veut mettre fin à travers la nouvelle stratégie nationale de l’eau, dont l’intérêt particulier sera sa gestion et sa préservation. Selon la ministre déléguée, « la seule issue réside dans la mise en place d’un nouveau mode de gouvernance ». Celui-ci sera axé sur la participation, l’implication et la responsabilisation des différends acteurs concernés, dans un cadre contractuel négocié, à savoir le contrat de nappe.
Quant au ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhannouch, il a expliqué que les eaux souterraines représentent des enjeux socio-économiques majeurs pour l’eau potable, les activités industrielles et touristiques et sont primordiales pour le développement agricole de nombreuses régions du Maroc. Il a aussi souligné l’importance de leur gouvernance qui constitue « un défi majeur que beaucoup de régions doivent améliorer au regard de leurs responsabilités vis à vis notamment de la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté ». Il s’est ainsi félicité de la politique des barrages menée par le Maroc, qui a pu le doter d’une infrastructure hydraulique et hydro-agricole solide.

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