Le nouveau rapport de Dii, « Economic Impacts of Desert Power », présenté le 22 mai 2013 à Casablanca, montre qu’une valorisation des ressources solaires et éoliennes au Maroc offre d’importantes opportunités de croissance et de création d’emplois pour les marocains.
Selon ce rapport, les secteurs industriels de l’éolien, du photovoltaïque et du thermo-solaire concentré pourraient représenter jusqu’à 5% de la valeur totale des biens produits en 2030, si le Royaume investit massivement dans la production d’électricité d’origine renouvelable.
« Le Maroc pourrait également réduire de moitié sa dépendance aux importations d’énergies fossiles, celle-ci passant de 8% du PIB aujourd’hui à 4% de celui-ci en 2030. En même temps, la croissance du PIB serait renforcée de manière significative. Avec ses ressources éoliennes et solaires abondantes et sa politique volontariste de diversification de ses sources d’approvisionnement, il réunit les conditions idéales pour l’émergence d’un tissu industriel dynamique et compétitif dédié aux énergies renouvelables », déclare Paul van Son, PDG de Dii.
Le rapport indique que le Maroc pourrait se concentrer dans un premier temps sur la fabrication de composants relativement simples et multi-usages, tels que par exemple les câbles électriques pour les éoliennes ou les structures support pour des panneaux photovoltaïques, tout en s’orientant en parallèle vers la fabrication de composants de plus en plus complexes.
Les perspectives d’emplois directs et indirects au Maroc, si une part importante des composants sont fabriqués localement, ont été estimées autour de 35 000 emplois-années pour le thermo-solaire concentré, 23 000 pour le photovoltaïque et 46 000 pour l’éolien, ceci pour chaque milliard d’euros investis. Ces emplois concernent aussi bien la fabrication des composants et la construction des centrales, que leur fonctionnement et leur maintenance.
« Les besoins de compétences dans le secteur des énergies renouvelables sont bien réels. Le producteur de câbles international LEONI, partenaire associé de Dii qui emploie environ 8 000 personnes au Maroc, serait prêt à s’engager sur ce marché prometteur. Le Royaume a déjà commencé à former de jeunes marocains afin qu’ils acquièrent un métier dans cette filière en pleine expansion. Je suis persuadé que les mesures incitatives du gouvernement encourageront de nombreuses entreprises étrangères, telles que LEONI, à développer leurs activités et à transférer leur savoir-faire dans notre pays », déclare Adel Ben-Khaled, Directeur Général de LEONI Maroc.
« Des partenariats internationaux pourraient accélérer le développement de la filière des énergies renouvelables au Maroc. Dii encouragera ses partenaires à faire du transfert de savoir-faire un des éléments essentiels des coopérations de part et d’autre de la Méditerranée. Dans ce contexte, le Maroc pourrait devenir un carrefour de connaissances, partageant son expertise avec ses voisins », conclut Paul van Son.

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