La dynamique que connait notre pays dans le champ de l’énergie, environnement, infrastructures et développement humain est réelle. Ce mouvement est le fruit d’une vision qui a démarré il y a environ quinze ans et qui s’est progressivement concrétisée en réalisations tangibles. Il faut désormais changer d’optique en passant d’une démarche quantitative à la prise en considération des aspects qualitatifs.

Les autorités ont répondu de manière vigoureuse à la nécessité de fournir de l’eau potable à la quasi-totalité de la population, mais des zones rurales, auparavant préservées se sont retrouvées confrontées à la problématique de l’assainissement, d’où la nécessité de redoubler d’efforts afin de juguler cette problématique.

Il est temps de changer de braquet afin de gagner en intensité sur les actions menées, élargir la portée des réalisations et en cohérence globale entre les différentes administrations. Le secteur touristique en constitue un exemple frappant. Récolter des milliards de dollars de recettes supplémentaires est un objectif louable mais il est à mettre en parallèle avec les pertes équivalentes en termes de capital naturel. Comme le disent anglosaxons, « there is no free lunch », les services écosystèmiques doivent être integrés dans l’équation économique globale.

Il est difficile de concilier bétonnages extensifs sur la base de powerpoints reluisants et réalités hasardeuses surtout quand il s’agit de secteurs aussi sensibles à la conjoncture que le tourisme. Revenir quelques temps plus tard se lamenter de la détérioration des panoramas ou annoncer l’arrêt des chantiers d’une marina ou d’un complexe, annoncé pourtant, quelques mois auparavant, comme le plus grand d’Afrique, de Méditerranée n’est pas digne des enjeux de développement auxquels est confronté notre pays.Les études d’impact environnemental, désormais obligatoires, ne doivent plus se limiter à une formalité fastidieuse mais être érigées en outil de pilotage. La véritable richesse naît de la planification réfléchie et de l’intégration des contraintes naturelles et opérationnelles le plus en amont possible.

Des opportunités de développement économiques conciliant perspectives stables et conservation, dans une certaine mesure, des équilibres naturels sont à notre portée. Un bon exemple est, par exemple, la reconnaissance de la taille gigantesque du marché mondial des plantes médicinales et des biotechnologies, évalué à plus de 60 milliards de dollars. Ce potentiel prend une tout autre dimension à la lumière à la lumière de la richesse de la biodiversité nationale et de la longue tradition de recours aux vertus des plantes naturelles.

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